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Ciné-Club 2026-2027

Le succès populaire et critique l’an passé de Nouvelle Vague, film hommage de Richard Linklater sur la genèse d’A bout de souffle de Godard, a donné un beau coup de projecteur sur ce qui fut, fin années 50 début années 60, le grand bouleversement cinématographique du cinéma français. Après les deux Chabrol de l’hiver 1959 (Le Beau Serge et Les Cousins) et plus que les Quatre Cents coups de Truffaut, récompensés en mai à Cannes, c’est Godard qui, avec A bout de souffle, porta en 1960 à incandescence et à son sommet une Nouvelle Vague qui, dès 1962, amorçait déjà son déclin national.

Bref mouvement cinématographique donc, aux contours mal définis, dans lequel peuvent se retrouver nombre de réalisateurs (150 tournent leur premier film entre 1957 et 1962 dont deux réalisatrices !!) parfois très éloignés du noyau originel des critiques des Cahiers du Cinéma, qui furent loin d’être les seuls à promouvoir un cinéma dit « moderne ».

Les points communs peuvent être facilement repérables : de jeunes réalisateurs, souvent venus du court métrage, tournant rapidement dans la rue (à cause de petits budgets) avec une équipe réduite et des comédiens souvent inconnus. Les progrèstechnologiques du temps favorisèrent leurs projets : caméras légères, pellicules de meilleure sensibilité, micros pouvant saisir le son d’ambiance. L’essentiel était réuni pour que l’air de la rue remplace la pesanteur des studios.

La sélection des six films ne présente pas les oeuvres les plus connues, facilement visibles sur d’autres écrans. Elle met au contraire en valeur des films peu (ou jamais) vus, qui mettent en perspective le contexte des premières années de la France gaullienne, délaissées par les cinéastes de la Nouvelle Vague. Chez eux, les drames de la guerre d’Algérie et les mutations sociologiques d’un pays qui se transforme très vite, restent hors champ (sauf chez Godard une fois de plus) ou conformes aux attentes d’une société très majoritairement conservatrice. Les multiples censures, politiques, économiques et culturelles, les laissent donc passer sans encombre et favorisent par des critiques amicales, ce nouveau cinéma très parisien. Pour qualifier cet univers de l’entre soi, on pourrait retenir l’expression sûrement excessive, d’un critique français en mars 1960 dans la revue Positif : « ils n’ont rien à dire mais ils le disent très bien ».

Roger Hélias

 

Le Cinéma Eckmühl à Penmarc’h est une salle municipale qui vous invite à découvrir une programmation riche : films récents, avant-premières, classiques et événements spéciaux. Plongez dans l’émotion du grand écran dans une salle moderne et conviviale.

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105, avenue de Skibbereen à Penmarc’h

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